Les parcs à conteneurs du Brabant wallon désormais en sécurité

Ce n’était plus tenable. Les parcs à conteneurs de Walhain, Incourt, Nivelles, Rixensart et Orp-Jauche étaient chacun visités une quinzaine de fois par mois en moyenne et une dizaine de faits de vandalisme étaient comptabilisés.

L’Intercommunale du Brabant wallon (IBW) qui gère les 17 parcs de la province avait alors décidé d’équiper ces cinq parcs particulièrement visés de trois à cinq caméras de surveillance sur des mâts ou au-dessus des bâtiments et d’un système d’alarme pour une période test d’un an. Et, depuis la mise en place effective du système de surveillance en novembre dernier, le bilan est très positif. «  Hormis une intrusion dans le parc d’Orp-Jauche hier soir, il n’y a plus eu  d’infraction », se réjouit Claudy Haenen, responsable des parcs à conteneurs de l’IBW.

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Les établissements étaient, de manière presque quotidienne, la cible d’effraction et d’intrusion avec vol de matériels électros, de petits électros et de métaux. Mais ces cas de vandalisme semblent aujourd’hui appartenir au passé.

Outils au quotidien

En plus de leur côté dissuasif, les caméras s’avèrent très utiles durant la journée. «  Elles servent aussi dans notre travail quotidien et font retomber la pression sur les préposés. Certains usagers avaient pour habitude de les agresser verbalement et de s’en prendre à eux car ils essayent de mettre tout et n’importe quoi dans les conteneurs. Les caméras ont un effet « souriez, vous êtes filmé  » », ironise le responsable.

La pression est donc retombée et le moral est au beau fixe chez les préposés. C’est que les intrusions portaient aussi un préjudice moral aux employés des parcs. «  Désormais, ceux-ci ne retrouvent plus des traces d’intrusion ou d’effraction en arrivant le matin. Ce n’était pas agréable que tout soit sens dessus dessous. Ils ont des affaires personnelles dans leur casier, notamment des vêtements de travail. Même s’il n’y avait rien de valeur dans les bureaux, ça reste une intrusion. Ce n’était pas agréable pour eux que tout ce qui était rangé la veille soit retrouvé sur la dalle. Il y avait quand même un préjudice moral.  »

Mais l’IBW tempère toutefois. Elle se laisse jusqu’à la fin de l’année pour juger de l’efficacité du système. «  Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Mais sur les premiers mois, on a que du positif à en dire », explique le directeur du département Déchets à l’IBW Étienne Offergeld.

Mais ce dernier n’exclut pas que les fauteurs de troubles trouvent des astuces pour éviter d’être repérés par les caméras. «  Il faut espérer que ce bilan positif perdure, et que la criminalité ne se déplace pas. Si ça continue de marcher, on va regarder pour équiper les autres parcs dans les prochains mois.  »

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